Maman et entrepreneur : parfois tellement frustrant !!

En 10 ans d’entrepreneuriat, j’ai eu de nombreux challenges à relever. Mais le dernier en date est le plus difficile émotionnellement. C’est celui d’être maman ET entrepreneur.

Faire des choix et les assumer

Lorsque j’ai su que j’allais être maman, cela a été un grand bouleversement. Je venais de lancer ma nouvelle activité depuis à peine 2 mois, je partais de zéro et je n’avais aucune idée de ce qui allait se passer ensuite.

Mais je savais aussi une chose : c’était le bon moment. J’avais quitté la société que j’avais créé car je ne m’y sentais plus bien et les divergences avec mon associé ne faisaient qu’augmenter le mal être. Je pouvais maîtriser mon emploi du temps et me reposer sans culpabiliser quand j’en avais besoin. C’était parfait.

Après une grossesse plutôt cool, et après avoir travaillé au ralenti jusqu’au dernier moment (j’ai quand même profité de 2 semaines de Netflix / dodo / Netflix), bébé est arrivé. Un grand bonheur qui ne m’a pas fait oublier une chose : mon activité !

Après avoir travaillé seulement quelques mois à fond en tout début d’activité, et malgré le fait que j’avais déjà développé une petite communauté, je savais que je ne devais pas rester absente trop longtemps. Mon activité était encore fragile ! Alors j’ai pris la décision de reprendre le travail très tôt… Alors que mon bébé avait 1 mois et demi et qu’il ne dormait pas beaucoup la journée, j’ai relancé mon activité.

Reprendre le travail avec bébé à côté

Les deux premières semaines, portées par l’adrénaline et la joie de reprendre le travail (et oui, j’adore ce que je fait !), tout c’est super bien passé. J’ai retrouvé ma communauté à qui j’avais manqué (!!) et j’ai même fait un très bon chiffre d’affaires pour le début. C’était top, d’autant que le papa avait eu des vacances et pouvait m’aider avec le bébé.

Puis, il a repris le travail… Et moi je me suis effondrée ! Comme les montagnes russes : piouffff tout d’un coup, la fatigue a repris le dessus et je me suis aperçue que définitivement, on ne pouvait pas vivre sans dormir…

Même si j’ai de la chance d’avoir un bébé qui a fait ses nuits très vite, la fatigue s’était accumulée, le stress généré par ce nouveau rôle de maman que je ne maîtrisais pas du tout s’y été ajouté… Et la pression que je me mettais pour relancer mon activité (pression nécessaire pour rentrer de l’argent et payer le loyer, ne l’oublions pas !!) a fini par m’achever.

Jusqu’aux 4 mois de mon bout de chou, j’ai géré mon activité et mon rôle de maman à temps plein. Comme il ne faisait pas vraiment de sieste, je travaillais au petit bonheur la chance, dès que j’avais 5 minutes. Cela sans compter la gestion de la maison, les rdv kiné, sage femme, pédiatre etc. Puis, il a commencé à aller chez la nounou 4 jours par semaine.

Travailler 20 heures par semaine

20 heures, c’est la moyenne d’heures consacrées à mon travail sur une semaine classique. Bébé va chez la nounou le matin, et je le récupère en fin d’après-midi. Tout ce temps-là est donc consacré à travailler, et ce 4 jours par semaine.

Je me suis bien organisée : je note les priorités, les objectifs de la semaine et les 3 choses importantes que j’ai à faire chaque jour. En ayant si peu de temps pour travailler, je me trouve beaucoup plus efficace. Lorsque mon calendrier sonne l’alerte « nounou » à 17h, je suis souvent coupée en plein élan car je mets toute mon énergie dans le peu de temps que j’ai pour travailler.

Le problème est que, sur la durée, ces 20 heures évoluent. Entre les rendez-vous pédiatre que je ne peux pas prendre le mercredi (le jour où il ne va pas chez la nounou) et les vacances de la nounou, je me retrouve à gérer seule bébé et travail très souvent.

D’autant plus que, récemment, celle-ci a démissionné pour changer de vie (sans prévenir bien sûr). Du jour au lendemain, je me suis retrouvée avec mon bout de chou à la maison (qui est d’ailleurs apparu en live lors d’une masterclass avec mes abonnés à la méthode #JASSURE !). Cela a duré 15 jours avant que l’on trouve une nouvelle nounou (qui est vraiment super !!), 15 jours qui ont mis un sacré coup à mon activité et surtout à mon énergie.

Le bonheur du travail à la maison ?

Travailler de la maison, je crois que cela donne l’illusion d’une vie super facile. Tu travailles quand tu veux, tu n’as pas de patron, pas d’horaire… Tout cela est vrai, et c’est pour cela que je l’ai choisi.

Mais ça vient avec l’envers de la médaille : tout le monde assume que tu es disponible tout le temps. Et j’avoue que je suis la première à le croire. Or, mon travail est sérieux et tout aussi important que celui du papa qui a bureau et un patron. La différence est que je dois dire « non » plus souvent, oser demander de l’aide pour le ménage ou pour amener mon bébé à un rdv quand j’ai besoin de travailler.

La difficulté ? Encore aujourd’hui, ne pas être cette maman qui ne fait que travailler. Je veux être pleinement présente lorsqu’il est avec moi. Ce qui est forcément difficile lorsque je dois aussi développer mon activité, ma visibilité en ligne et mes services.

Vivre avec la frustration ?

La frustration est à son comble lorsque j’essaie de tout gérer. Je voudrai que la maison soit propre et bien rangée, que bébé mange des petits plats maison cuisinés avec amour, avoir du temps pour travailler sereinement et développer tous les projets que j’ai en tête, pouvoir profiter pleinement des moments avec bébé, profiter des dimanches en famille…

Bref, tu sais, la mumpreneur parfaite !

Résultat aujourd’hui, j’ai mis mes priorités et même si bébé arrive en premier, le développement de mon activité vient en second. J’essaie donc d’être pleinement présente quand il est avec moi, mais je suis énormément frustrée de ne pas avoir assez de temps pour travailler. J’envie même le papa qui a la chance de pouvoir rentrer du travail tard…

Est-ce que toi aussi tu te sens frustrée par ce double rôle de maman et d’entrepreneur ? As-tu mis en place des solutions qui te conviennent ?

Personnellement, je suis encore en train de chercher mon équilibre…

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